Pour savoir quelle est la durée d’une concession au cimetière, il faut partir de l’acte signé avec la commune. Lorsque ce document manque, la mairie peut fournir l’information. La date d’acquisition permet ensuite de calculer l’échéance, avant de demander à temps le renouvellement pour conserver la concession.
Où trouver la durée d’une concession au cimetière ?
La durée d’une concession est inscrite dans un document précis : le titre remis par la commune au moment de l’achat. Ce titre se trouve souvent dans les papiers de famille. Sinon, la commune peut en retrouver la trace dans ses dossiers, et parfois aussi les archives publiques ou un outil de recherche en ligne.
Retrouver l’acte et les documents ultérieurs
L’acte de concession est le contrat signé avec la commune : il désigne les bénéficiaires et précise la durée accordée. C’est donc le premier document à rechercher, en général parmi les papiers importants de la famille.
Cet acte initial ne suffit pas toujours. La durée en cours peut avoir changé depuis : vous devez donc rassembler aussi les actes de renouvellement ou de conversion signés par la suite.
Cette recherche revient souvent à une personne qui n’a jamais signé l’acte. Au décès du fondateur, c’est-à-dire de la personne qui a acheté la concession, celle-ci passe à ses héritiers, qui la détiennent ensemble en indivision.
Interroger la mairie du cimetière
Lorsque l’acte reste introuvable à domicile, la concession existe toujours. Il suffit de s’adresser à la mairie ou au service des cimetières de la commune où se trouve la sépulture. Pour faciliter sa recherche, préparez les éléments suivants :
- L’identité : le nom du concessionnaire, c’est-à-dire le titulaire de la concession, ou celui du défunt.
- La localisation : le nom du cimetière et l’emplacement de la tombe.
- Les repères : le numéro de concession s’il est connu et une date approximative d’acquisition ou d’inhumation.
Une fois le dossier retrouvé, demandez au service ces cinq informations : la date d’acquisition, la durée accordée, la référence de l’acte, les renouvellements ou conversions enregistrés et la date d’échéance notée dans le dossier communal. En pratique, ces cinq données suffisent pour connaître la situation de la concession.
Explorer les archives et les recherches en ligne
Il arrive qu’une concession ancienne ne figure plus dans les dossiers de la mairie. Dans ce cas, demandez où les registres ont été transférés. Si la commune a fusionné avec une autre, indiquez le nom de l’ancienne commune. Ces archives sont parfois conservées par les archives départementales ou les archives fiscales.
Ces fonds peuvent remonter loin dans le temps. FranceArchives recense des registres de concessions, de renouvellements et de reprises, par exemple des registres couvrant 1850 à 1982 à Condrieu. À Edern, les répertoires remontent jusqu’en 1842.
Certaines communes proposent aussi une recherche de sépulture en ligne. Elle peut afficher l’emplacement, le numéro, le type ou la durée de la concession. Ces données sont parfois incomplètes : vérifiez toujours l’acte ou faites confirmer l’information par la mairie.
Quelles durées l’acte de concession peut-il indiquer ?
La réglementation prévoit quatre types de concessions funéraires, qui se distinguent par la durée de l’usage accordé sur le terrain. Pour savoir laquelle s’applique à votre cas, il faut regarder la durée réellement inscrite dans l’acte, car toutes les communes ne proposent pas chacune de ces catégories.

Les concessions à durée limitée
L’article L. 2223-14 du Code général des collectivités territoriales prévoit une concession temporaire de 15 ans au plus. Les documents administratifs indiquent des durées de 5 à 15 ans, mais ce seuil de 5 ans n’est pas un minimum fixé par la loi. Le même article prévoit aussi la concession trentenaire, de 30 ans, et la concession cinquantenaire, de 50 ans.
Le sens d’une concession perpétuelle
La concession perpétuelle fonctionne différemment : elle n’a ni date d’expiration ni échéance de renouvellement. Son statut appelle toutefois quelques précisions :
- Aucun terme fixé : il n’y a jamais de renouvellement à demander.
- Pas de durée limitée : selon une réponse ministérielle du 19 août 2025, un acte ancien qui mentionne « à perpétuité » ne devient pas automatiquement une concession de 99 ou 100 ans.
- Une reprise possible : la commune peut tout de même reprendre la concession si la tombe est en état d’abandon.
- Une procédure distincte : cette reprise ne suit pas les mêmes règles que celle d’une concession limitée non renouvelée.
Une durée illimitée ne veut donc pas dire que la tombe est protégée pour toujours. La sérénité tient à l’état de la sépulture autant qu’au titre lui-même.
La durée inscrite dans les différents contrats
La durée de la concession correspond au droit d’utiliser l’emplacement accordé par la commune. Elle ne concerne pas l’entretien de la tombe. Une case de columbarium réservée aux urnes peut aussi être une concession funéraire : sa durée figure alors dans l’acte correspondant.
In-memoriam-asso propose un contrat d’entretien et de fleurissement de tombe qui dure de 5 à 20 ans après le décès du souscripteur. Les interventions sur place sont assurées par En sa mémoire. Cette durée est indépendante de celle de la concession municipale et ne la modifie pas.
Comment calculer la date d’échéance ?
Le calcul de l’échéance demande deux informations : la date de départ et la durée indiquée dans l’acte. Il faut ensuite vérifier si des actes signés plus tard ont modifié la durée. En cas de doute, la mairie peut confirmer la date.
Partir de la date d’acquisition
La durée commence à la date d’acquisition d’une concession, et non à la date d’une inhumation qui a eu lieu ensuite. Sans acte ultérieur, l’échéance se calcule ainsi : date d’acquisition + durée inscrite dans l’acte. Par exemple, une concession trentenaire acquise le 12 juin 1996 arrive à échéance le 12 juin 2026.
La date du décès ou de l’inhumation ne permet donc pas de calculer l’échéance. Une inhumation le 6 mars 1997 ne signifie pas qu’une concession que l’on croit trentenaire expire le 6 mars 2027.
Tenir compte des actes ultérieurs
Ce calcul de base change si un acte de renouvellement a été signé. C’est alors cet acte qui indique la période en cours. Une concession peut aussi être convertie en une durée plus longue, par exemple de trentenaire à cinquantenaire, sur demande auprès de la mairie qui l’a accordée.
La conversion a aussi un effet sur le prix. L’article L. 2223-16 du Code général des collectivités territoriales prévoit de déduire du prix de conversion la valeur de la concession initiale, calculée selon le temps qu’il lui restait à courir.
Faire confirmer une échéance incertaine
Si la date d’acquisition reste incertaine, rassemblez l’acte, les informations de la commune et les éventuels renouvellements. Demandez ensuite à la mairie de confirmer l’échéance. Si la date annoncée à l’oral ne correspond pas à votre calcul, demandez une confirmation écrite et la référence du document communal utilisé.
Ces vérifications sont utiles pour l’avenir. In-memoriam-asso recommande de garder ensemble l’acte initial, les actes ultérieurs, la référence de l’emplacement, la date d’expiration confirmée et les justificatifs de paiement du renouvellement.
Comment conserver la concession à l’échéance ?
Une fois l’échéance connue, la conservation de la concession dépend d’une démarche auprès de la commune : le renouvellement n’a jamais lieu automatiquement. Si la date est déjà passée, un délai légal permet encore de le demander. Ce délai ne doit pas être confondu avec la procédure qui concerne une tombe abandonnée.
Anticiper la demande de renouvellement
Le mieux est de repérer l’échéance, puis de déposer la demande à la mairie compétente avant cette date. Une demande anticipée est souvent possible dans l’année qui précède l’expiration. Avant de la déposer, trois points méritent attention :
- Qui peut demander : le concessionnaire ou ses ayants cause, c’est-à-dire les personnes qui ont hérité de ses droits.
- Quelle preuve fournir : un héritier doit justifier de sa qualité, notamment avec le livret de famille ou l’acte de concession.
- Qui paie : le paiement effectué par un seul ayant droit vaut pour tous les autres.
Le tarif d’une concession est fixé par le conseil municipal. Il dépend notamment de la catégorie, de la superficie et du cimetière. Selon une réponse ministérielle du 23 décembre 2025, une demande faite dans le délai légal après l’expiration est facturée au tarif en vigueur à la date d’échéance. Les autres démarches sont détaillées dans le guide du renouvellement d’une concession funéraire.
Agir si la concession a expiré
Une concession de cimetière expirée peut encore être sauvée. L’article L. 2223-15 du Code général des collectivités territoriales donne au concessionnaire ou à ses ayants cause 2 années après l’expiration pour demander le renouvellement.
Pendant ces deux années complètes, la commune ne peut pas reprendre l’emplacement. Le même article l’oblige à informer les concessionnaires ou leurs ayants cause de leur droit au renouvellement, par tout moyen.
Une fois ce délai dépassé, la commune peut refuser une demande tardive et reprendre l’emplacement. Si le renouvellement est accordé, la nouvelle période commence à l’échéance de la précédente, et non à la date de la demande.
Distinguer expiration et état d’abandon
La reprise d’une concession abandonnée suppose notamment plusieurs conditions : une concession d’au moins 30 ans, une dernière inhumation remontant à 10 ans au moins et un état d’abandon constaté. Depuis la réforme de 2022, la procédure de reprise pour abandon prévoit un délai d’attente d’un an après le constat et sa publication, au lieu de 3 ans auparavant.
Le procès-verbal de constat est affiché à la mairie et à l’entrée du cimetière, et les descendants ou successeurs connus en sont informés. L’entretien régulier par un professionnel comme En sa mémoire aide à garder la tombe en bon état. Son paiement ne renouvelle toutefois pas la concession, comme l’explique le guide du contrat de concession funéraire.

Concession conservée, tombe entretenue
Le contrat d’entretien ne renouvelle pas la concession, mais il en complète la conservation. Nous organisons l’entretien de la sépulture sur 5 à 20 ans, avec des fonds en fiducie. Les interventions sont confiées à un professionnel comme En sa mémoire.
Foire aux questions
Le renouvellement de la concession dispense-t-il d’entretenir la sépulture ?
Non. Le renouvellement prolonge le droit d’utiliser l’emplacement, mais la tombe doit toujours être entretenue. Même une concession perpétuelle peut être reprise pour abandon si les conditions légales sont réunies. À l’inverse, une tombe bien entretenue ne remplace pas le renouvellement d’une concession arrivée à échéance, même si cet entretien peut parfois retarder une procédure d’abandon.
Quels signes peuvent faire considérer une sépulture comme abandonnée ?
Un monument qui s’affaisse, un aspect délabré ou des ronces qui envahissent la tombe font partie des signes d’abandon cités. Un entretien confié à un professionnel comme En sa mémoire, avec nettoyage et fleurissement, aide à garder la tombe en bon état. Le renouvellement reste toutefois à demander à la mairie.