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Aujourd’hui, la prévoyance funéraire est entrée dans les mœurs. De nombreux Français font le choix de souscrire à une assurance obsèques pour orchestrer leurs funérailles de leur vivant, soulageant ainsi leurs proches d’un poids organisationnel et financier en plein deuil.

Pourtant, une interrogation persiste souvent : qui veillera sur la tombe au fil des décennies ?

Entre le nettoyage du monument, le retrait des mauvaises herbes et le fleurissement régulier, l’entretien d’une sépulture exige une présence physique constante. Or, avec l’éloignement géographique des familles et la mobilité croissante des générations, cette responsabilité devient parfois un fardeau difficile à porter pour les descendants.

C’est pour combler ce manque qu’a été conçu le contrat In Memoriam. Ce dispositif innovant permet de planifier, dès aujourd’hui, le soin et l’ornement d’une tombe sur le long terme. Rencontre avec Monsieur JOURDAIN, membre fondateur de l’Association In Memoriam.

Lever le tabou d’une inquiétude silencieuse

Journaliste : Comment est née l’initiative derrière le contrat In Memoriam ?

M. JOURDAIN : Le point de départ est un constat visuel frappant dans nos cimetières : la coexistence de monuments impeccables et de tombes qui s’enfoncent lentement dans l’oubli. Dans l’immense majorité des cas, cet abandon n’est pas volontaire. C’est la conséquence directe de l’éloignement des enfants, de la perte de mobilité des conjoints survivants ou de vies professionnelles trop denses.

Beaucoup de gens n’osent pas l’exprimer, mais ils craignent que leur dernière demeure ne devienne une contrainte pour leurs héritiers. Notre contrat transforme cette inquiétude en sérénité : il garantit que la sépulture restera digne, propre et fleurie, sans que la famille n’ait à intervenir.

Le chaînon manquant de la prévoyance funéraire

Journaliste : Doit-on percevoir In Memoriam comme un complément au contrat obsèques traditionnel ?

M. JOURDAIN : Absolument. C’est la suite logique. Si le contrat obsèques finance et organise le jour des funérailles (cérémonie, cercueil, inhumation), il s’arrête au seuil du cimetière. Le contrat In Memoriam prend alors le relais pour une durée déterminée, souvent comprise entre 5 et 20 ans. C’est une manière de prolonger sa volonté de prévoyance bien au-delà de la cérémonie.

Un fonctionnement fluide et automatisé

Journaliste : Techniquement, comment cela se passe-t-il pour le souscripteur ?

M. JOURDAIN : Nous avons misé sur la simplicité. Lors de la signature, la personne module son contrat selon ses souhaits :

  • La durée totale de la prise en charge (5 à 20 ans).
  • La fréquence annuelle des passages (1 à 12 passages par an).
  • Le type de fleurissement souhaité (naturel ou artificiel).

Tout est consigné et les fonds sont mis en sécurité. Au moment du décès, le dispositif s’active de lui-même. Les familles n’ont aucun document à remplir ni aucun frais à avancer : tout est déjà orchestré.

Une exécution professionnelle et transparente

Journaliste : Qui se charge concrètement de l’entretien sur le terrain ?

M. JOURDAIN : Nous collaborons exclusivement avec la société En sa mémoire, leader français du secteur. Leurs équipes interviennent directement, sans aucune sous-traitance, pour assurer le nettoyage complet, le désherbage et le dépôt de fleurs.

La grande force de ce système est sa transparence totale : après chaque passage, un compte-rendu photographique est généré. C’est la preuve irréfutable que la prestation a été réalisée conformément aux volontés du défunt.

Journaliste : Quid de la fiabilité du service sur plusieurs années ?

M. JOURDAIN : Le sérieux repose sur un maillage national unique. Depuis 2008, le prestataire En sa mémoire couvre plus de 36 000 cimetières en France métropolitaine. Peu importe où se situe la tombe, le service est garanti. Cette expertise, cumulée à l’absence de sous-traitants, assure une qualité constante dans le temps.

Fleurissement et sécurité financière

Journaliste : Concernant l’hommage floral, quelles sont les options ?

M. JOURDAIN : Deux approches sont possibles : un fleurissement naturel avec des plantes de saison, ou l’installation d’une jardinière de fleurs artificielles haut de gamme, renouvelée chaque année. L’objectif est de maintenir une esthétique respectueuse en permanence.

Journaliste : Comment les fonds sont-ils protégés ?

M. JOURDAIN : C’est un point crucial. Les sommes sont placées dans une fiducie sécurisée chez AXA Banque. L’argent ne peut être débloqué qu’après vérification des prestations (via les photos). De plus, ces fonds sortent du patrimoine civil : ils ne sont pas soumis aux droits de succession, ce qui simplifie grandement les démarches pour les héritiers.

Un atout majeur pour les conseillers funéraires

Journaliste : Pourquoi les agences de pompes funèbres intègrent-elles cette solution à leur catalogue ?

M. JOURDAIN : Pour elles, c’est une valeur ajoutée considérable. Le conseiller funéraire remplit ainsi pleinement sa mission d’accompagnement global. Proposer In Memoriam à un client qui souscrit déjà une assurance obsèques répond à un besoin réel et souvent non satisfait.

C’est une solution « clés en main » qui valorise leur rôle de conseil tout en générant une rémunération d’apporteur d’affaires. C’est un partenariat gagnant-gagnant où la famille repart avec une tranquillité d’esprit absolue.

Conclusion : Une mémoire durable et apaisée

Le contrat In Memoriam redéfinit les contours de la prévoyance. Il ne s’agit plus seulement de prévoir son départ, mais d’assurer la pérennité de son souvenir. Dans un monde en mouvement, c’est le gage d’une sépulture toujours honorée, prolongeant le respect bien après le dernier adieu.

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