Cet article présente les différents contrats accessibles au métier de fleuriste : CDI, CDD, alternance et apprentissage. Il précise aussi les conditions de rémunération et les formations permettant d’y accéder, afin de vous aider à trouver le poste correspondant à votre profil.
Trouver un emploi de fleuriste
Pour des interventions planifiées sur plusieurs années, le contrat de fleurissement de tombe à l’avance fixe le rythme des passages, la composition florale et le financement sécurisé.

Les offres de vendeur fleuriste
Le vendeur fleuriste conseille la clientèle, prépare des bouquets, réalise des compositions florales et entretient les végétaux en magasin. Selon la structure, le poste peut aussi comprendre des missions événementielles ou des interventions régulières en cimetière.
Le champ de ces interventions est détaillé dans le contrat d’entretien de tombe, qui décrit les prestations attendues d’un professionnel du fleurissement.
- CDI à temps plein : ce mode d’embauche est le plus courant dans la branche. Il doit être proposé sans distinction de sexe, sur la base des compétences et de l’expérience.
- CDD saisonnier : fréquent pendant les périodes de forte demande, notamment la Toussaint ou la Saint-Valentin, il permet de découvrir le secteur avant de viser un poste stable.
- Contrat en alternance : il associe formation théorique et pratique en entreprise. Cette formule convient aux candidats qui souhaitent obtenir une qualification reconnue tout en travaillant.
- Missions événementielles : certains employeurs recrutent ponctuellement pour réaliser des décorations florales lors de mariages ou de cérémonies, avec des contrats à durée déterminée spécifiques.
Les offres d’emploi doivent mentionner l’intitulé au féminin et au masculin, ou la mention « femme-homme ». La sélection repose sur des critères objectifs : diplôme, expérience, autonomie et compétences techniques.
Pour comparer la rémunération, vous pouvez rechercher les salaires prévus selon la convention collective nationale applicable. Cette référence aide à situer une proposition et à préparer une discussion avec l’employeur.
Contrats et accès au métier
Le métier de fleuriste n’est pas réglementé. Aucun diplôme n’est légalement exigé pour travailler en boutique ou ouvrir un commerce floral. Une candidature reste donc possible sans expérience préalable, si l’employeur prévoit un accompagnement lors de la prise de poste.
Les compétences acquises peuvent aussi s’exercer dans des missions d’entretien structurées : le contrat de maintenance de sépulture illustre cette organisation sur la durée.
Les chambres de métiers et de l’artisanat diffusent souvent des annonces locales, tout comme les centres de formation qui préparent au CAP fleuriste. Un contrat de fleuriste peut prendre plusieurs formes selon le profil du candidat et les besoins de l’employeur : CDI, CDD, apprentissage ou professionnalisation.
Un apprenti peut ainsi se former en entreprise dans le cadre de l’alternance, tandis qu’un candidat expérimenté peut rechercher un emploi durable. Les dispositions applicables influencent la durée du contrat, le temps de travail et la rémunération.
Formation et alternance pour devenir fleuriste
L’alternance est l’une des voies les plus directes pour devenir fleuriste qualifié tout en percevant une rémunération dès le début de la formation. Elle associe des enseignements théoriques en centre de formation et un travail quotidien en entreprise. Ce fonctionnement permet d’acquérir rapidement les gestes techniques, les connaissances du secteur floral et les premiers réflexes commerciaux.
Le CAP fleuriste en alternance
Le CAP fleuriste se prépare en deux ans après la classe de troisième. Il couvre les bases du métier : reconnaissance florale, technologie professionnelle, vente et conseil, arts appliqués, travaux pratiques et prévention-santé-environnement. La formation en alternance comprend au minimum 800 heures d’enseignement, souvent réparties selon un rythme d’une semaine en centre pour deux semaines en entreprise.
Un emploi de fleuriste sans expérience préalable reste accessible par cette voie. L’apprentissage permet d’acquérir les compétences directement sur le terrain, sans exiger de parcours antérieur dans la fleuristerie.
Devenir fleuriste en apprentissage
Le contrat d’apprentissage s’adresse aux candidats de 16 à 25 ans issus de troisième. La signature d’un contrat avec une entreprise est généralement requise avant l’inscription au centre de formation. Le contrat de professionnalisation élargit l’accès aux demandeurs d’emploi de 26 ans et plus, ainsi qu’aux bénéficiaires du RSA, de l’ASS ou de l’AAH. Il constitue donc une solution pour suivre une formation de fleuriste pour adulte via Pôle emploi ou une structure d’insertion.
La certification repose sur des contrôles en cours de formation et des épreuves ponctuelles. Le rythme peut varier selon le niveau du bénéficiaire et les conditions prévues par l’établissement. La durée du contrat couvre généralement les deux années du CAP, avec un stage intégré aux périodes en entreprise et représentant une part significative du temps de travail effectif.
L’apprenti fleuriste bénéficie du même statut de salarié que les autres employés : le code du travail, la protection sociale et le règlement intérieur s’appliquent dans les mêmes conditions. Ses heures de présence, ses congés et sa rémunération sont encadrés par les règles applicables à son âge et à son contrat. Ce cadre apporte une protection concrète dès le premier jour de formation.
Parcours après la formation
Une fois le CAP obtenu, plusieurs niveaux de qualification permettent de progresser dans le métier. Le BP fleuriste se prépare en deux ans et approfondit les compétences en composition florale ainsi qu’en gestion commerciale; le BTM est d’un niveau équivalent. Les baccalauréats professionnels Productions horticoles et Technicien conseil vente de produits de jardin se préparent en trois ans après la troisième et ouvrent l’accès à des responsabilités plus larges.
Le Brevet de Maîtrise prépare à l’ouverture d’un commerce et confère le statut de maître artisan. Il peut représenter l’aboutissement d’un parcours en apprentissage fleuriste. Des BTS permettent aussi de se spécialiser en design floral ou en décoration d’intérieur, pour évoluer vers des marchés plus techniques ou haut de gamme. Chaque diplôme supplémentaire peut conduire à un positionnement salarial supérieur, selon la grille de la convention collective.
Salaire et statut du fleuriste
La rémunération d’un fleuriste salarié dépend de sa qualification, de son expérience et des dispositions prévues par la convention collective nationale de la branche.
Rémunération de l’apprenti fleuriste
Dès la signature du contrat d’apprentissage, le Code du travail s’applique pleinement : les heures passées au CFA sont du temps de travail effectif et la protection sociale de l’entreprise est acquise immédiatement.
La rémunération est calculée en pourcentage du SMIC, selon l’âge et l’année de formation. Ce dispositif permet de préparer le CAP tout en acquérant une expérience professionnelle concrète. À partir de 26 ans, le taux atteint 100 % du SMIC pendant toute la durée du contrat, quel que soit le niveau de diplôme.
Grille salariale et temps de travail
La convention collective nationale des fleuristes fixe des minima mensuels selon le niveau de qualification. Un fleuriste en apprentissage qui progresse vers un BP ou un BTM voit ainsi sa rémunération augmenter à chaque échelon. Le tableau ci-dessous présente les minima applicables aux salariés qualifiés.
| Niveau de qualification | Salaire minimum mensuel |
| Salarié non qualifié | 1 625,96 € |
| Titulaire du CAP fleuriste (débutant) | 1 640,88 € |
| CAP fleuriste + 2 ans d’expérience | 1 664,63 € |
| BP ou BTM fleuriste | 1 765,47 € |
| BM ou Meilleur Ouvrier de France | 1 972,89 € |
- 13e mois et primes Certaines structures prévoient une prime de fin d’année ou une prime exceptionnelle selon leurs résultats. Son versement peut dépendre de conditions d’ancienneté ou de présence effective.
- Avantages sociaux Les avantages peuvent comprendre des tickets-restaurant, une mutuelle d’entreprise et une participation aux frais de transport. Les structures dotées d’un CSE peuvent également proposer des chèques-vacances ou des réductions auprès de partenaires.
- Intéressement et participation Ces dispositifs sont accessibles dans certaines entreprises, selon les règles applicables aux autres employés de la structure, sans distinction liée au statut d’apprenti.
Un fleuriste en apprentissage peut bénéficier des mêmes avantages du CSE que les autres salariés, sous réserve du respect des conditions internes.
Quel est le salaire minimum d’un fleuriste salarié selon la convention collective ?
La convention collective nationale des fleuristes fixe le salaire minimum mensuel à 1 625,96 € pour un salarié non qualifié et à 1 640,88 € pour un titulaire débutant du CAP fleuriste. Après deux ans d’expérience suivant l’obtention du CAP, ce minimum atteint 1 664,63 €. Le titulaire du BP ou du BTM perçoit au moins 1 765,47 €, tandis que le titulaire du Brevet de Maîtrise ou du titre de Meilleur Ouvrier de France atteint 1 972,89 € par mois. Ces montants s’appliquent sans distinction de sexe, conformément au principe « à travail égal, salaire égal ».
Quelle est la rémunération d’un apprenti fleuriste en première année ?
La rémunération d’un apprenti fleuriste en première année varie selon l’âge. Elle correspond à 25 % du SMIC pour les moins de 18 ans, à 41 % entre 18 et 20 ans, puis à 53 % entre 21 et 25 ans. À partir de 26 ans, elle atteint 100 % du SMIC dès la première année et pendant toute la durée du contrat. Ces taux concernent le contrat d’apprentissage; le contrat de professionnalisation obéit à une grille légèrement différente, selon l’âge et le niveau de diplôme détenu avant l’entrée en formation.
Est-il possible de devenir fleuriste sans diplôme ni expérience ?
Le métier de fleuriste n’est pas réglementé : aucun diplôme n’est légalement obligatoire pour accéder à un emploi en boutique ou ouvrir un commerce de fleurs. Une candidature sans expérience peut donc être étudiée, notamment lorsque l’employeur prévoit un accompagnement interne et une progression adaptée. L’alternance, en particulier le CAP fleuriste préparé dans le cadre d’un contrat d’apprentissage, reste toutefois la voie la plus structurée pour obtenir une qualification reconnue tout en étant rémunéré dès le début de la formation.